Biographie

Oiseau
Astrid Delacourcelle, artiste plasticienne formée aux Art appliqués à l’Ecole Olivier de Serres, a fréquenté l’Atelier Charpentier à Paris entre 1986 et 1987 et a été l’élève de Michel Houplain.
Auteure de nombreuses expositions personnelles entre 2007 sur le bateau Alphonse à Paris et 2012 à l’Espace Comairas à Fontainebleau, son œuvre est couronné de prix, reconnaissance de son talent et de sa maîtrise des techniques picturales servies par une perspective implacable.
En 2008, elle reçoit le Grand Prix de peinture à Saint-Maurice au Salon des arts ; en 2009, le prix Rugale Michaïlov de la Fondation Taylor et en 2013, le premier Prix au salon pour son « Diptyque de Melun revisité ».

Lorsqu’elle met en scène l’univers métallique des usines ou des silos, « Florange », « Vertige 1 », « Vertige 2 »,
« Melun silo 1 » dans des grands formats qui happent le regard, elle réalise des vues d’une grande rigueur dans sa maîtrise de la perspective qui rappelle l’usage de la Camera obscura chez Canaletto, peintre vedutiste du XVIII ème siècle.
Parfois les cheminées des usines se diluent dans une sorte de « sfumato », nouvelle évocation des maîtres du passé, Léonard bien sûr mais encore plus proche de nous, William Turner ou Whistler.
Entre perfection géométrique et fondu hivernal, dans sa peinture de paysage, l’artiste exploite le thème de l’eau, du fleuve, de l’océan, des reflets que cette eau distille comme un fondu enchaîné, « Marne n°14 » , « La Marne à Vaires 1 », « Fleuve jaune », « Tombelaine », « Rouen zone industrielle ».
Parfois le lavis se rehausse et se structure par la géométrie des ponts, constructions de l’homme exprimées dans la plus savante perspective, « Ecluse de La Cave », « Viaduc de St Mammès ».
Dans ses représentations de la nature, arbres, champs de blé, lointains brumeux, bords de rivières, son talent joue avec la lumière, rappelant les enjeux de la peinture des impressionnistes.
Cette affiliation trouve son point d’orgue dans un autre genre, celui du Portrait avec son « Diptyque de Melun revisité ». Outre le thème de la Vierge à l’Enfant qui renoue avec la tradition de la peinture religieuse, le jeu subtile des lumières sur les visages, portraits réalistes à la Courbet, cette peinture déploie une vue perspective très moderne d’une façade d’usine à Champagne sur Seine, le tout baigné dans une atmosphère de banlieue industrielle du XIXème siècle.

A la croisée des chemins entre tradition et modernité, Astrid Delacourcelle par sa virtuosité technique, sa singularité et sa sincérité, nous émeut et nous émerveille.

Josette Ripoll
octobre 2014

La peinture d’Astrid Delacourcelle émeut.
Paysages sans personnage vivant de leur seule force.
Des raies de lumière, de la brume,
Une forme d’humidité rendue presque tactile.
Présence, absence de la nature dans laquelle on glisse,
on se noie avec une complaisance un peu trouble.

L’est des étangs, l’eau vive du fleuve mais aussi la mer, l’océan.
Astrid Delacourcelle alterne l’intimiste de la rivière
et l’immensité des cieux de bords de mer.
Le phare comme un calvaire structure cet espace,
le domine comme un chef d’orchestre.
On n’en finit pas de s’extasier sur les étendues marines
et le peintre sert de passeur.

Catherine Terzieff
25 janvier 2004